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20 avril 2022
 

Ni mentir ni jouer à l'autruche

Jacques Benoit, D.E.S.S. Développement économique communautaire et membre GMob.

Dans La Tribune du 14 avril dernier, un chroniqueur tente d’excuser l’autorisation du projet Bay du Nord par Steven Guilbeault, en nous assénant, dès ses premiers mots, ce qu’il nomme une « vérité » : on aurait besoin de pétrole et de gaz pour au moins les 30 prochaines années en quantité aussi grande qu’aujourd’hui, et même encore par la suite.

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Crédit : Francisco Tomás Ros Hellín

S’en suit une liste des usages des fossiles dans la société démontrant qu’abandonner ces énergies serait bien trop exigeant. Puis il accuse les tenants des réductions drastiques de « gauche radicale à la pensée magique », leur opposant une droite radicale qu’il qualifie de négationniste et cupide, afin de conclure que «l’avenir de la planète se situe un peu entre les deux spectres politiques, ni à gauche ni à droite, mais au centre » comme il l’a toujours prôné.

Ça peut sembler rassurant d’avoir un tel positionnement mesuré, loin des extrêmes… Sauf que ce positionnement est surtout très loin des extrêmes météorologiques et climatiques qui nous assaillent déjà d’un bout à l’autre de la planète, et qui vont augmentant et s’aggravant !

Le Royal Institute of International Affairs, plus connu sous le nom de Chatham House, difficilement qualifiable d'extrême gauche, a publié l’automne dernier le rapport « Évaluation des risques liés au changement climatique 2021 ».

Dans la présentation, on lit que si les pays fortement émetteurs ne s’empressent pas de réduire vigoureusement leurs émissions de GES, « il y a moins de 5 % de chances de maintenir les températures bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels, et moins de 1 % de chances d'atteindre l'objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris de 2015. »

Aussi dans ce numéro:

Réponse à Hugo Séguin : André Bélisle a été le fondateur de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). Il réplique ici aux propos de Hugo Séguin, qui le prend à partie dans son livre « Lettre aux écolos impatients et  à ceux qui trouvent qu’ils exagèrent », publié chez Écosociété.

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30 mars 2022
 

Le système de santé et services sociaux au Québec détérioré par les contre-réformes avec Amir Khadir                                      4e partie

Dans cette quatrième et dernière partie d'une entrevue avec le docteur Amir Khadir, infectiologue, celui-ci pose un diagnostic très intéressant sur notre système public de santé et de services sociaux.

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Dans les dernières décennies, certaines forces sont venues manger, détruire, à petits morceaux ici et là, notre système de santé publique québécois. Ces forces ont utilisé comme subterfuges qu'il fallait faire des réformes, alors que ce qu'elles proposaient, c'était plutôt des contre-réformes.

 

La catastrophe climatique en cours va créer des besoins au niveau sanitaire et donc au niveau des soins et des services à la population. Pour y faire face, notre système de santé publique nécessite donc un réinvestissement majeur.

 

La crise du coronavirus, comme la crise climatique, révèle le retard des gouvernants, dont les visions sont de plus en plus inadaptées aux réalités et dont les décisions sont de plus en plus éloignées du bon sens des populations.

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22 mars 2022
 

Le système de santé et services sociaux au Québec détérioré par les contre-réformes avec Amir Khadir                                      3e partie

Dans cette troisième partie d'une entrevue avec le docteur Amir Khadir, infectiologue, celui-ci pose un diagnostic très intéressant sur notre système public de santé et de services sociaux.

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Dans les dernières décennies, certaines forces sont venues manger, détruire, à petits morceaux ici et là, notre système de santé publique québécois. Ces forces ont utilisé comme subterfuges qu'il fallait faire des réformes, alors que ce qu'elles proposaient, c'était plutôt des contre-réformes. Celles-ci ont rendu notre système de santé publique lent, rigide et même dangereux dans ce contexte pandémique qui a fait apparaître tous les problèmes accumulés causés par ces contre-réformes.

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18 mars 2022
 

Guerre ukrainienne, guerre du gaz -
Les enjeux du Québec

Animée par Josée Harnois, coordonnatrice de la TROVEPM (Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire Montérégie), GMob vous présente cette conférence (audio seulement) où il sera question de la guerre en Ukraine et son lien avec la compétition pour le marché du gaz en Europe.

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Normand Beaudet, membre de GMob et fondateur du Centre de Ressources sur la Non-Violence (CRNV), et André Bélisle, président de l’Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA) analyseront ce conflit ainsi que ses impacts au Québec et au Canada.

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4 mars 2022
 

Le système de santé et services sociaux au Québec détérioré par les contre-réformes avec Amir Khadir
                                      2e partie

Dans cette deuxième partie d'une entrevue avec le docteur Amir Khadir, infectiologue, celui-ci pose un diagnostic très intéressant sur notre système publique de santé et de services sociaux. 

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Depuis cinquante ans, des forces politiques sont venues gruger notre système de santé public québécois qui auparavant, avait comme objectif de donner une accessibilité aux soins de santé pour tous et ce, peu importe l'épaisseur du portefeuille. Au fil des ans, des réformes successives de notre système de santé ont été calquées sur l'entreprise privée. Résultat: en période de pandémie, ces contre-réformes ont abîmé notre système de santé public.

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17 février 2022
 

Le système de santé et services sociaux au Québec détérioré par les contre-réformes avec Amir Khadir                                        1ère partie

Dans cette première partie d'une entrevue avec le docteur Amir Khadir, infectiologue, celui-ci pose un diagnostic très intéressant sur notre système publique de santé et de services sociaux. 

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Depuis cinquante ans, des forces politiques sont venues gruger notre système de santé public québécois qui auparavant, avait comme objectif de donner une accessibilité aux soins de santé pour tous et ce, peu importe l'épaisseur du portefeuille. Au fil des ans, plusieurs réformes (qu'on pourrait plutôt appeler des contre-réformes) sont venues détériorer ce système public pour donner la place à des idées néolibérales ouvrant la porte à l'installation d'un système de santé privé.

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27 janvier 2022
 

LES COP SOUS LA LOUPE
Une révélation RÉVOLTANTE

L'Association de l'École d'Affaires Publiques de Sciences Po a accueilli le lundi 22 novembre 2021 Delphine Batho et Jean-Marc Jancovici pour une conférence exceptionnelle sur les blocages et solutions de la transition écologique. Lors de son exposé, Delphine Batho, femme politique française, y fait une révélation sur les COP qui soulève l’indignation.Voici le verbatim de sa présentation.

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« Il y a deux remarques préliminaires que je voudrais faire.


La première, c’est que rien n’est possible sans faire le bon diagnostic de la situation dans laquelle nous sommes, dans
laquelle se trouve l’humanité. Et qu’aujourd’hui encore, malgré la quantité de données et de connaissances scientifiques accumulées depuis des décennies et des décennies et des décennies, le diagnostic est un terrain de bataille et une terrain de combat parce qu’en fait nous ne sommes pas seulement confrontés à un réchauffement climatique et à son accélération, on est confronté à un processus global qui est la dynamique de la grande accélération qu’on pourrait appeler aussi celle de la grande
destruction de l’anthropocène, avec un effondrement extrêmement rapide à une vitesse foudroyante de labiodiversité, une crise des ressources et, globalement, un dépassement des limites planétaires, des 9 ou 11 selon ce que l’on compte comme limites planétaires qui définissent l’espace de sécurité dans laquelle la vie même et les civilisations humaines ont pu se développer sur Terre.


On est donc dans une situation d’urgence absolue à brève échéance. Quand on prend les données, notamment sur le
réchauffement climatique, on est dans la décennie critique. Et moi j’en tire une première conclusion : c’est qu’il faut
mettre à la poubelle le mot transition.

Parce qu’en fait, aujourd’hui, on peut discuter de son origine, de la façon dont il a été conçu au point de départ, etc. Mais
aujourd’hui, quand vous entendez dans le débat public : « En 2040, on va faire ceci, en 2050, ce sera comme cela, et d’ailleurs on s’engage à ceci, à cela… », je vous conseille d’avoir un petit warning « Alerte green washing » qui s’allume dans votre cerveau, parce qu’en fait la seule chose qui compte désormais, c’est ce que nous faisons dans la décennie actuelle et ce que nous faisons entre maintenant et 2030 parce que toutes les décisions qui sont prises aujourd’hui auront des conséquences dans 20 ou 30 ans et au-delà, à cause de l’inertie notamment du système climatique.

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