UN OGRE PARMI LES AUTRES

Incendie pour cause de sécheresse dans les Everglades en Floride.
Canicule en mai en Europe: 38,5 degrés Celsius à Londres au mois de mai! 32,7 à Paris et… 48 degrés Celsius, en avril, en Inde.
À 50, la végétation meurt.
Les océans se réchauffent dangereusement, mettant en péril notre plus grand puits de carbone naturel.
La perte de la biodiversité est de plus en plus tangible.
Inondations à venir, maisons de moins en moins assurables.
Grands feux en cours et à venir, maisons de moins en moins assurables.
Comment notre gouvernement réagit-il face à ces menaces pour nous aider à les traverser?
En faisant des pubs sordides dans lesquelles on nous demande si on a bien pris nos précautions, si on a préparé notre petit sac de survie: eau, bougie, couvertures, vêtements, médicaments, un petit kit de fin du monde, quoi, de quoi tenir 3 jours!!!
Parce que, finalement, si ça t’arrive, ta fin de monde personnelle, et que tu y laisses ta peau, c’est que tu ne t’y seras pas préparé, patate! Ce sera encore une fois de ta faute et tu auras honte de n’avoir pas pu, pas su protéger ta vie et celle de tous ceux et de toutes celles que tu aimes, triple patate!
Pendant ce temps, pendant que tu culpabilises comme on t’a appris à le faire, on ratiboise la place pour driller la planète (la faute à Trump, soi-disant! Il est le pantin qui permet à toute une industrie de tricoter l’apocalypse en toute sécurité financière).
On produit une économie de guerre: pour mieux soutenir la cause de la haine, tout en parlant de paix!
Non, mais, faut-il être stupide!
On met à terre les pauvres petites lois qui tentaient avec leurs petits bras tout maigres de sauver ce qui pouvait être sauvé.
On enlève une taxe (paraîtrait-il que ce serait pour préserver notre pouvoir d’achat) sans que le prix à la pompe ne baisse (oui, hein, mais c’est à cause de la guerre) et, comme par hasard, les profits des pétrolières caracolent sur le mont Olympe de la finance.
On nous prend pour des abrutis.
Petite note additionnelle: Il a suffi à Carney de faire un beau discours à Davos pour se faire une image d’homme fort et c’est le cas, c’est ce genre de gros bras en costard qui pérore et parade. Il nous a dit clairement son programme et on l’a encensé pour son courage, pour sa lucidité. ET que nous a-t-il dit? La chose la plus indécente qui soit. Il a dit: «Si on ne veut pas être au menu, il faut être à table!»
Oui, et c’est de bon appétit qu’il s’assoit à la table. Regardez-le s’attabler à la table des ogres, et transformer notre pays, fort de sa fausse majorité constituée des élu.e.s qui ont détourné, sans vergogne, les votes de leurs électrices et de leurs électeurs; regardez-le dévorer nos lois protectrices, nos espoirs aussi, et fumer un bon cigare en compagnie des bâtisseurs de ruines.
Carney n’est pas un homme d’État, c’est un banquier dont l’emballage soigné cache sa véritable nature: un prédateur comme les autres, avec un meilleur vernis. C’est tout.
Mais le vernis craque facilement par haute température. En 2050, si rien n’est fait, la température de notre plaète augmentera de 3 degrés, voire plus…